Comment remplir une déclaration de créance : le modèle à suivre ?

comment remplir une déclaration de créance
Sommaire

Dossier créance urgent

  • Délai crucial : calculer le point de départ au jugement BODACC et respecter l’échéance pour préserver la créance, contacter mandataire ou greffier si nécessaire.
  • Déclaration CERFA : remplir correctement le formulaire n°10021*01, mentionner montants, garanties et dates d’échéance, privilégier modèle prérempli adapté.
  • Preuves justificatives : rassembler factures, contrats, titres de sûreté et transmettre en LRAR ou via téléprocédure avec accusé.

Une pile de factures jaunies trône près du téléphone et le silence devient pesant. Vous sentez la pression monter quand la publication au BODACC annonce l’ouverture d’une procédure collective. Le jugement d’ouverture fixe des dates et des obligations que le créancier ne doit pas négliger. Ce moment exige de savoir quel délai compter et comment remplir le formulaire cerfa pour préserver le droit de créance. Votre objectif devient simple et net : rassembler les pièces choisir la bonne voie et agir dans les délais.

Le guide pas-à-pas pour remplir la déclaration de créance CERFA n°10021*01

Le téléchargement d’un modèle prérempli facilite la saisie et réduit les erreurs. Cette page propose un modèle Word et un PDF d’exemple rempli pour les situations courantes. Les étapes suivantes montrent comment identifier le débiteur calculer le montant et mentionner les garanties. Un exemple annoté aide à repérer les champs sensibles et à éviter le rejet.

La feuille de route après réception de l’avis de jugement et actions prioritaires

Le premier acte consiste à lire la date du jugement et la publication au BODACC pour commencer le calcul du délai. Cette lecture permet de savoir si le délai est de deux mois ou étendu à quatre mois selon la décision. Les actions urgentes incluent rassembler factures contrats et justificatifs puis préparer l’envoi en LRAR ou via la téléprocédure. Un envoi prouvé par accusé de réception simplifie la gestion et les contestations.

Le délai commence au jugement.

Le tableau ci-dessous synthétise la checklist temporelle et les actions à mener.

  • Le constat de la publication au BODACC
  • La préparation de la déclaration et des pièces
  • Le calcul du montant principal et des intérêts
  • La transmission en LRAR ou par plateforme
  • Le suivi du greffe et de l’accusé

Les informations à renseigner sur le formulaire CERFA n°10021*01 pour être recevable

Le champ identité du créancier doit comporter nom adresse et numéro de compte ou SIREN pour une entreprise. Cette mention aide le mandataire et le greffe à classer correctement la déclaration et à contacter le déclarant. Les lignes pour le montant de la créance doivent séparer principal intérêts et frais avec les dates d’échéance précises et la nature de la créance. Le recours habituel est de se faire accompagner par un avocat en recouvrement de créance pour sécuriser la formulation et la signature.

Le titre exécutoire atteste la créance.

Le dépôt d’un modèle Word prérempli réduit le risque d’erreur et permet d’adapter rapidement la déclaration selon la nature de la dette. Cette pratique est utile pour un dirigeant qui gère plusieurs dossiers et veut limiter les omissions.

Le montant exact figure sur facture.

La checklist des pièces justificatives envois et cas particuliers pour sécuriser la déclaration

Le tri des justificatifs commence par la facture le contrat et la preuve de livraison pour une créance ordinaire. Cette préparation inclut aussi les titres de sûreté extraits hypothécaires et bulletins salariaux selon le cas. Les modes d’envoi acceptés sont la LRAR et la téléprocédure mise à disposition par le greffe ou le mandataire. Un envoi documenté sert en cas de forclusion ou de contestation.

La liste des pièces justificatives selon le type de créance et exemples concrets

Type de créance Pièce justificative indispensable Document souhaitable
Créance ordinaire Facture détaillée et bon de livraison Contrat commercial relevés de compte
Créance garantie Titre de sûreté ou acte de nantissement Extrait de registre des hypothèques si applicable
Créance salariale Bulletins de salaire et attestation AGS Convention collective contrat de travail
Créance à échoir Calcul précis des échéances à venir Tableau d’amortissement planning de paiement
Créance contestée Pièces montrant bonne foi et engagements Correspondances preuves de relance

Les délais modes d’envoi et conséquences en cas de retard pour protéger sa créance

Le respect du délai post publication BODACC conditionne la recevabilité de la déclaration et peut empêcher la forclusion. Cette règle place l’envoi en LRAR ou la téléprocédure comme méthode prioritaire pour prouver la date d’envoi. Les effets d’un dépôt tardif peuvent conduire à l’irrecevabilité totale ou partielle de la créance. Un contact rapide avec le mandataire ou le liquidateur permet parfois d’obtenir une prise en compte exceptionnelle.

Questions fréquentes

Qui est le débiteur dans une déclaration de créance ?

Le débiteur, en matière de déclaration de créance, est l’entité qui doit la somme, en général l’entreprise placée sous une procédure collective. Le créancier, lui, est celui qui réclame cette somme. Cette précision vaut pour le redressement et la liquidation judiciaires, la déclaration restant une formalité essentielle pour inscrire la créance au passif. En l’espèce, il convient de vérifier la qualité de l’obligation, l’origine contractuelle ou délictuelle, et la date d’exigibilité. La qualification importe, car elle détermine l’opposabilité, l’ordre des paiements et les incidences sur la contestation, voire sur des mesures conservatoires. Il est conseillé de consulter un professionnel compétent.

Qu’est-ce qu’une déclaration de créances ?

La déclaration de créances est une formalité obligatoire pour les créanciers qui souhaitent obtenir le paiement des sommes dues par une entreprise en difficulté. Elle permet d’inscrire la créance au passif de la procédure collective, d’en préciser le montant et la preuve, et de participer à la répartition des actifs. En pratique, la déclaration respecte les délais et les mentions exigées par le Code de commerce, et peut être provisionnelle si le montant n’est pas définitivement fixé. À défaut de déclaration, la créance peut être écartée, sauf exceptions prévues par la loi ou la jurisprudence. Vérifier la nature des preuves.

Comment déclarer une créance dans une succession ?

Dans une succession, la déclaration de créance s’opère en notifiant le titre, au domicile élu de la succession, conformément aux usages et à l’information des héritiers. Les créanciers doivent produire leur titre probant, indiquer le montant et, si nécessaire, déclarer à titre provisionnel lorsque le montant n’est pas définitivement fixé. Aux termes de l’article 796 du Code civil, le paiement s’effectue selon les règles applicables au passif successoral, en respectant l’ordre des priorités. Pratique courante, il est prudent d’accompagner la déclaration de pièces justificatives et d’avertir le notaire chargé du règlement, pour éviter toute contestation ultérieure et conserver des preuves.

Quel est le délai pour déclarer une créance postérieure ?

Le délai pour déclarer une créance postérieure est strict, et varie selon la situation du créancier. En principe, la déclaration doit intervenir dans les deux mois à compter de la publication du jugement d’ouverture au BODACC, délai porté à quatre mois pour les créanciers qui ne résident pas sur le territoire de la France métropolitaine. Des règles spécifiques peuvent s’appliquer, notamment lorsque des décisions ultérieures modifient les délais, ou en cas de notification distincte. En pratique, il est impératif de calculer précisément les délais, de produire les justificatifs et, en cas d’incertitude, de saisir un conseil pour éviter toute forclusion.